Seydina Ababacar Ndiaye, un brillant ingénieur de 30 ans et ancien basketteur professionnel, demeure introuvable depuis le 25 mai 2025. Alors que le douloureux anniversaire de sa disparition approche à grands pas, sa famille, ses proches et une communauté entière font face à un vide insoutenable, refusant de laisser son nom tomber dans l'oubli.
Le film d'une disparition inexpliquée
Revenu au Sénégal après un parcours exemplaire et des études d’ingénieur brillamment accomplies en France, Seydina Ababacar Ndiaye menait une vie stable. Jeune marié, décrit comme un fils et un citoyen modèle, sa trace s'est brusquement évaporée après avoir quitté son domicile situé à Bambilor.
Deux jours après son départ, des pêcheurs signalent l'avoir aperçu sur la plage de Yoff, à Dakar. Malgré une brève prise en charge par les secours locaux, le jeune homme est laissé libre de repartir seul. A sa descente de leur véhicule, ce fut le dernier signalement. Depuis cette date, plus aucune piste solide. Ni les battues citoyennes massives, ni la forte mobilisation sur les réseaux sociaux, ni même l'annonce d'une récompense financière de plusieurs millions de FCFA par sa famille n'ont permis de briser ce mur de silence.
Le fléau invisible des disparitions sans suite au Sénégal
Le cas de Seydina Ababacar Ndiaye met brutalement en lumière une réalité sociétale de plus en plus préoccupante : la multiplication des disparitions inquiétantes au Sénégal, qui se soldent trop souvent par une absence totale de suite ou de réponses officielles.
Si l’actualité nationale braque régulièrement ses projecteurs sur les drames de l'émigration clandestine où la Croix-Rouge sénégalaise recense plus de 800 cas de migrants disparus, les disparitions mystérieuses en milieu urbain ou rural s’accumulent de manière silencieuse. Des enfants aux jeunes adultes, de nombreux avis de recherche tapissent les pages des réseaux sociaux sans jamais connaître de dénouement.
Pour les familles des victimes, le calvaire est double :
- Un système d'alerte à la traîne : L'absence de protocoles d'urgence centralisés et de réactivité immédiate dès les premières heures de la disparition handicape lourdement les chances de retrouver les personnes égarées.
- Le manque de suivi judiciaire : Les enquêtes s'enlisent fréquemment par manque de moyens techniques (comme la géolocalisation ou l'exploitation des réseaux de caméras) ou de ressources humaines dédiées.
- Une attente interminable : Confrontés au mutisme des institutions, les proches sont condamnés à vivre dans une attente perpétuelle, suspendus entre le refus d'accepter le pire et une détresse psychologique profonde.
L'appel à la solidarité nationale reste ouvert
À l'approche de ce triste jalon d'une année d'absence, la famille de Seydina Ababacar Ndiaye lance un nouvel appel pressant aux autorités judiciaires et à l'ensemble des citoyens sénégalais. Chaque indice, même minime, peut s'avérer crucial pour reconstituer le puzzle de sa disparition.
Si vous disposez d'informations crédibles, les numéros d'urgence partagés par ses proches restent ouverts à la communauté :
77 646 88 18 ou 77 686 48 89.
Ne laissons pas le silence l'emporter.








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