Interpellé sur délégation de la Division des investigations criminelles (DIC), Ndiaga Seck se retrouve au cœur d’une affaire judiciaire de grande ampleur qui, selon le journal Libération, impliquerait plusieurs autres personnes. Au total, au moins 17 individus seraient actuellement recherchés dans le cadre de cette enquête portant sur un présumé réseau de dépravation des mœurs.
Transféré à Linguère, Ndiaga Seck a été entendu en présence de son avocat dans un dossier aux accusations particulièrement lourdes. Les charges évoquées incluent notamment association de malfaiteurs, harcèlement sexuel, incitation à la débauche, diffusion de contenus à caractère pornographique, mise en danger de la vie d’autrui, transmission volontaire du VIH/Sida ainsi que des actes contre nature.
D’après Libération, vingt-deux personnes, parmi lesquelles figure le principal accusateur, ont déjà été placées sous mandat de dépôt par le doyen des juges du tribunal de Louga.
À l’origine de la procédure se trouve Ahmadou Lamine Dia, 49 ans, se présentant comme agent de la CSE et résidant à Mérina Ndiaye, dans la commune de Dahra. Lors de son audition, il a affirmé avoir entretenu plusieurs relations intimes avec Ndiaga Seck, affirmations qu’il dit étayer par des échanges de messages et de photos à caractère sexuel datant de la période comprise entre octobre 2010 et mars 2013.
Parmi les éléments versés au dossier figureraient plusieurs expressions en wolof telles que : « Nékhone naa démb » ou encore « name na sa affaire bii », présentées comme issues de conversations privées entre les deux hommes.
Confronté à ces éléments, Ndiaga Seck a reconnu être l’auteur des messages, tout en rejetant les accusations de relations sexuelles avec Ahmadou Lamine Dia. Une version contestée par ce dernier lors d’une confrontation devant les enquêteurs, au cours de laquelle il a maintenu ses déclarations, qualifiant Ndiaga Seck de « partenaire amoureux » avec qui il aurait eu plusieurs rapports.
Concernant la question du VIH, Ahmadou Lamine Dia a déclaré vivre avec le virus depuis 2013. Toutefois, les examens médicaux effectués sur Ndiaga Seck se seraient révélés négatifs.
Le téléphone portable de Ndiaga Seck a été saisi et transmis à la Division spéciale de cybersécurité (DSC) pour des analyses techniques approfondies. Sa présentation devant le magistrat instructeur est attendue dans les prochaines heures, notamment pour association de malfaiteurs et actes contre nature.
Toujours selon Libération, l’enquête est loin d’être terminée. Au moins 17 autres personnes feraient actuellement l’objet d’avis de recherche dans ce qui est présenté comme un réseau structuré de dépravation des mœurs.
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