La situation sécuritaire continue de se détériorer en Haïti. Selon un bilan provisoire communiqué par les Nations unies, au moins 78 personnes ont été tuées ces six derniers jours dans de violents affrontements entre gangs armés dans la capitale Port-au-Prince et ses environs.
D’après le Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH), les combats ont principalement éclaté dans les communes de Cité Soleil et Croix-des-Bouquets, deux zones régulièrement secouées par les violences des groupes armés. Le bilan fait également état d’au moins 66 blessés, tandis que plusieurs victimes seraient des civils pris au piège des échanges de tirs.
Les violences ont provoqué un important déplacement de populations. Selon les organisations humanitaires, plus de 5 000 personnes ont été contraintes de fuir leurs habitations depuis le début des affrontements.
La crise a également gravement affecté le système de santé déjà fragile du pays. Plusieurs structures médicales ont dû suspendre leurs activités après les combats. L’ONG Médecins Sans Frontières a notamment annoncé l’évacuation de certaines installations à Cité Soleil après qu’un de ses agents de sécurité a été touché par balle.
Depuis l’assassinat du président Jovenel Moïse en 2021, Haïti traverse une profonde crise politique et sécuritaire. Les gangs armés contrôlent aujourd’hui une grande partie de la capitale et multiplient les attaques, enlèvements, assassinats et actes de pillage.
Selon les dernières données des Nations unies, plus de 1 600 personnes ont déjà été tuées en Haïti au cours du premier trimestre 2026, illustrant l’ampleur de la crise humanitaire qui secoue le pays.
Face à cette situation alarmante, une nouvelle force multinationale soutenue par l’ONU est en cours de déploiement afin de tenter de restaurer l’ordre dans le pays. Toutefois, plusieurs observateurs craignent que les moyens actuellement mobilisés restent insuffisants face à la puissance des groupes armés qui continuent d’étendre leur influence dans plusieurs régions du pays.








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