Le Sénégal se prépare à une réduction significative de 288 milliards FCFA de ses plafonds de dépenses pour la Loi de finances initiale 2027, limitant ainsi la capacité d'investissement malgré l'importance des projets déjà engagés.
Pour 2027, les crédits disponibles devront d’abord servir à achever les projets déjà engagés… C’est sur les investissements que Massamba Dieng, directeur général du Budget, a particulièrement insisté.
La préparation de la Loi de finances initiale (LFI) 2027 démarre sous forte contrainte. Les plafonds de dépenses du Tableau des opérations financières de l’État (TOFE) sont projetés en baisse de 288 milliards FCFA par rapport à la LFI 2026. Le budget 2027 se prépare dans un contexte de fortes contraintes financières et ne sera manifestement pas celui de la dépense tous azimuts.
Hier, lors de l’atelier de partage de la lettre circulaire n°46/MEFP/DGB/DPB/DS du 30 juillet 2026, les premiers chiffres communiqués à cette occasion dessinent un exercice marqué par la rareté des ressources et la nécessité de hiérarchiser les priorités. Au cœur de l’équation : 288 milliards FCFA de plafonds de dépenses en moins par rapport à la Loi de finances initiale 2026.
C’est dans ce contexte que Babacar Cissé, directeur de cabinet du ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, représentant le ministre à l’ouverture de l’atelier, a dévoilé les principales données du cadrage budgétaire 2027. Les enveloppes notifiées aux institutions constitutionnelles et aux départements ministériels atteignent 2 451 milliards de francs CFA. Mais ce montant doit être lu avec précaution : il ne prend en compte ni les dépenses de personnel, ni les intérêts de la dette publique, ni les ressources extérieures.








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