Le président de l'Union des magistrats du Sénégal (UMS), Cheikh Ba, a pris la défense du Pool judiciaire financier (PJF), estimant que cette juridiction spécialisée répond à un besoin de renforcer la lutte contre la criminalité économique et financière. Invité du Jury du Dimanche (JDD) sur iTV, il a également regretté la tendance à politiser les procédures judiciaires.
Selon lui, le Pool judiciaire financier n'est pas une création récente. « Le Pool judiciaire financier a été créé bien avant. Il y a même eu de premières nominations qui n'ont pas été confirmées avec le changement de pouvoir », a-t-il rappelé, précisant que les magistrats actuellement en fonction ont été installés en septembre 2024.
D'après Seneweb, Cheikh Ba explique que cette juridiction est spécialisée dans le traitement des dossiers financiers complexes nécessitant une expertise technique particulière. Il souligne que plusieurs magistrats avaient bénéficié de formations spécifiques, notamment dans le cadre de la coopération avec la France, afin de préparer la mise en place de cette structure. Le président de l'UMS s'est également voulu rassurant sur les compétences des magistrats qui composent le Pool judiciaire financier. Il affirme qu'ils disposent d'une expertise reconnue et d'une solide expérience en matière de gestion des affaires économiques et financières.
Face aux critiques : le rappel à l'indépendance
Évoquant les nombreuses interpellations et procédures qui alimentent le débat public, Cheikh Ba estime que les décisions judiciaires doivent être appréciées à la lumière du droit et non à travers des considérations politiques. Il regrette que chaque affaire judiciaire donne lieu à des interprétations partisanes.
Pour le président de l'UMS, la justice doit être laissée travailler en toute indépendance. Il rappelle que les magistrats sont tenus d'appliquer la loi et de statuer sur les dossiers qui leur sont soumis, sans considération politique ni pression extérieure.









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