- Y. Diouf, 52 ans, est un informaticien qui a passé 13 ans (2004-2017) à la Direction générale des impôts et domaines (DGID). Fort de cette expérience, il a mis en place un dispositif permettant, notamment, aux entreprises de frauder le Fisc. Il est tombé mardi dernier. Et les éléments du commissariat de Grand-Yoff, venus le cueillir chez lui à la Médina, ont découvert qu’il se servait d’un impressionnant arsenal pour mener ses activités de faussaire.
- «La perquisition a permis de découvrir un véritable arsenal de contrefaçon : quinze cachets humides, dont six portant la mention ‘Direction générale des impôts et domaines’ et neuf au de diverses structures administratives et privées», renseigne L’Observateur, qui relaie l’histoire dans son édition de ce jeudi.
- Le matériel, poursuit le quotidien d’information, était destiné à établir des faux quitus fiscaux, attestations de régularité, quittances de versement bancaires. «Le matériel informatique saisi - deux unités centrales et trois imprimantes de grand format- venait compléter cet équipement, permettant aux faussaires de produire en série des documents administratifs d’une qualité trompeuse.»
- En dehors de la DGID, l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP), le Trésor public, l’IPRES et la Caisse de sécurité sociale sont touchés. Les faux documents de Y. Diouf étaient du pain bénit pour les entreprises privées attributaires de marchés publics. «Ces sociétés pouvaient, par exemple, éluder leurs obligations légales de de régularité fiscale, procéder indûment à des décaissements bancaires et même tromper la vigilance de l’Inspection régionale du travail et de la Sécurité sociale en simulant une conformité à la législation sociale.
- L’informaticien est poursuivi pour association de malfaiteurs, faux et usage de faux en écritures publiques et authentiques, contrefaçon de sceaux, timbres et cachets de l’État, escroquerie portant sur les deniers publics et complicité de ces chefs. Il a été arrêté en même temps que son complice présumé, C. A. Guèye, 52 ans, gérant de multiservices. «Lui, pour l’instant, reste muet. Il n’a pas encore livré sa version, mais les preuves parlent», complète L’Observateur.
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